L'IMPLEMENTATION AU LUXEMBOURG

Quels sont vos souvenirs aux premières années du programme ?
Le lancement du programme, il y a 25 ans, avait un but politique : celui de rapprocher les jeunes des différents Etats membres. En 1988, le réseau des agences qui gèrent le programme était tout petit dans une Union qui ne comptait que douze Etats membres. En 1988, j’étais seule à gérer le programme au Luxembourg et la notion d’échanges de jeunes était encore mal connue au Luxembourg. Les premières années, une grande partie du travail consistait à populariser ce type de projets.

Quelle a été l’évolution du programme en 25 ans ?
Au fur et à mesure que l’Union Européenne a grandi, le programme a également évolué et s’est développé. En 1996, le service volontaire européen a vu naissance. Cette mesure offre aux jeunes la possibilité de s’investir dans la société et de devenir responsable, un des buts principaux du programme. La formation des responsables du monde associatif a également pris de plus en plus d’importance. Le travail jeunesse européen s’est professionnalisé et s’est institutionnalisé dans chaque pays. En conséquence, la gérance administrative et financière du programme a pris de l’ampleur et l’équipe de l’Agence a grandit en 2000.

Quel est le but principal du programme « Jeunesse en action » ?
Par son apport non seulement financier, le programme, donne aux jeunes de l’Union Européenne la possibilité de découvrir les cultures européennes, de participer et de mettre en oeuvre des échanges de jeunes réunissant différentes nationalités et de monter leurs projets créatifs. Il y a une façon de vivre une diversité culturelle et d’apprendre à devenir des citoyens européens responsables qui est hors du commun.

Quel est l’impact du programme au Luxembourg ?
Sur 25 ans, nous comptons un total de plus de 30.000 participants avec une moyenne annuelle de 60 projets. Quant au budget, il n’a pas cessé de croître, passant de 150.000 écus (monnaie qui existait au sein de l’UE avant le lancement de l’euro) en 1988, à 871.000 euros en 2000, et finalement à 1,96 millions d’euros pour 2013.

MYRIAM PUTZEYS

COORDINATRICE DU PROGRAMME